• "Toute ma vie j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air..."

    "Toute ma vie j'ai rêvé d'être une hôtesse de l'air..."

    We're back! Pas trop tôt! Non que les chinois nous manquaient terriblement au point de nous empresser mais parce que CE retour fut long, mais d'une longueur...surtout avec mes deux furieux qui bizarrement de plus en plus fatigués deviennent de plus en plus excités - il faut qu'on m'explique, j'ai du rater un processus biologique lors de leur conception. Un appareil déchargé ça s'éteint non?

    22 heures de voyage, ça calme (enfin, ça dépend qui). Mais qu'Est-ce qui s'est passé? Alors, je t'explique: au début on ne sait pas, on s'impatiente au pied de la porte d'embarquement à Brussels airport, on demande 10 fois au steward "y a t-il un problème, il est l'heure d'embarquer, là?" jusqu'à la demande ultime "mais je vais rater ma connexion à Frankfort?!!" et là, le truc qui a commencé à me gonfler "vous avez un autre vol à 22h35"...euh, il est 15h30, l'Ipad est à 12% (cf. mes 2 geeks) et il faut pédaler sur un espèce de vélo électrique installé par GDF-Suez pour recharger sa batterie. Très ingénieux mais la sensibilisation aux énergies renouvelables, là, maintenant, non. Elles sont passées où les bonnes vieilles prises électriques? On finit par embarquer, ma connexion qui s'éloigne, Brussel Frankfort en 10 minutes, pfff c'est pas un Mirage! Arrivés à Frankfort, je saute "à la chinoise" (c'est à dire sans gêne) sur le service center de la Lufthansa, bousculant au passage plusieurs allemands bien en rang et là, l'hôtesse après un coup de téléphone au gate Z-66 (j'étais au A...)me lance, nous lance en fait, un jeune homme d'une bonne cinquantaine m'avait rejointe : "Run now!!". Un vrai top départ, Gaspard s'y croyait, à fond les ballons! Alors si au début tu coures,tu te rends vite compte que l'aéroport de Frankfort est ENORME et que j'aurais dû m'entrainer pour un marathon pour parvenir à garder le rythme. Lancé comme un bolide notre compagnon d'infortune attrape la valise de Gaspard et relance notre course... On a encore des ressources à cet âge? (je déconne) On repasse ces fichus contrôles et nous voilà devant notre porte d'embarquement en nage mais nous voyons notre avion, là devant nous qui nous attend, haut les cœurs, on a réussi!  Grand sourire au steward, der blond aux yeux bleus, finalement très discipliné, je lui donne mes billets qu'il me rend sur le champ - ma tronche- et me dit "it's too late"- non mais attends Karl, après la course qu'on s'est tapée? But"das ist die procedure! Je lui fais mes yeux de biche, en transe et transpirante, ça le fait moins évidemment, puis mes yeux de cocker accablée en montrant mes enfants, "fais tes yeux tristes Rosalie!". Ce gars est un robot c'est sûr, même pas un rictus et il me sort "vous avez un vol demain matin, vous pouvez dormir ici, la Lufthansa vous offre l'hôtel ou vous repartez ce soir sur Munich et vous aurez un vol pour Shanghai, enfin normalement, voyez avec votre mari" ET là, notre passager marathonien que je ne connais pas, me lance "qu'est ce qu'on fait? " comment ça qu'est ce qu'ON fait? Le steward nous avait évidemment pris pour un couple et il s'en amusait, comme dit Marc (on a bien sûr fait connaissance rapidement)" c'est très flatteur pour moi d'avoir une jeune et charmante épouse", le gag du jour, ah,ah,ah! mais ce n'est pas mon mari là! (j'ai toujours l'impression de faire ma Carla Bruni quand je dis "mon mari"). Donc, évidemment après ce quiproquo assez drôle, on se dit que c'est vraiment bête de dormir en Allemagne, n'est ce pas, et que moi en tout cas, je tente Munich. Nous voilà donc, à refaire notre route à rebours - vraiment immense ce hub -  "si tu veux, je garde la valise de Gaspard" me lance t-il. Gloups, le sport ça lie vraiment très vite. Un vrai petit couple, Rosalie lui donnant la main lui lance "et tu travailles aussi chez L'Oréal?" pfff ma poulette. Non, vraiment très sympa, plus rodé aux voyages que moi, il m'a guidé pour le transfert, les vouchers pour boire et manger gratos (non il n'était pas hollandais), nous a attendus aux contrôles, gardé les enfants pour ma pause clope parce que oui, ça m'avait gavée et non je n'ai pas encore arrêté de fumer, j'ai dit le 1er septembre (mais pourquoi j'ai dit ça, d'ailleurs?)  - mais non Maman, il ne risquait pas d'enlever mes enfants.

    Nous avons donc attendu, bavardé, ri, fait connaissance, attendu, bu, attendu mangé, bu (on a pas mal bu quand j'y pense, à cause du sport, ben ouais) attendu le prochain vol pour Munich en croisant les doigts qu'il ne soit pas en retard... et tes enfants pendant ce temps là "questcequilsfaisaient"? Comme j'en voulais à l'Allemagne toute entière, j'ai débranché leur machine à café pour brancher l'Ipad de Gaspard et à chaque fois qu'un gars arrivait je disais dans mon allemand oublié, j'ai juste des restes de la Grande vadrouille, "kein caffee, die machine ist kaput". Personne n'a bronché, bizarrerie allemande, ça ne râle même pas! Et Rosalie "la cocotte à surveiller" s'était installée avec un couple disposant d'un Ipad "can I play with your Ipad? " avec un sourire des plus charmants, ça elle retient, Ipad qu'elle a dû décharger sur les 3 heures..

    Nous avons donc embarqué en famille recomposée pour Munich, en espérant que nos bagages nous suivent... Arrivés à Munich, connaissant cet aeroport, plus petit, j'avais peu de crainte de rater l'avion pour Shanghai et là... une foule de chinois. Oh, ils ne me manquaient vraiment pas! C'est drôle, de loin, tu vois plein de couleurs et des têtes noires, agglutinées en un point central, se bousculant, criant...  Il va falloir s'y "refaire" dis-je à Marc. Notre "famille d'infortune" s'est alors décomposée, soyons sérieux quand même, lui en business moi en éco. J'aurais bien jouer le rôle de la fausse épouse le temps du vol! oh, c'est pour rire! Donc de bout en bout, ça nous a fait 22 heures de voyage, des menottes aux mains et un conteneur de patience pour ne pas distribuer une fessée collective tant les enfants étaient juste "au bout" (mais quel bout?) et moi, sur les genoux, sur les chevilles même! Je n'ai pas pu dormir une seconde et donc à point pour exploser.   

    Voilà et ne me demande pas si je récupère, ça fait 3 nuits que les enfants font la java jusque 3 heures du matin 'j'arrive pas à dormir" et moi, qui pense à moi? David est à Singapour depuis mardi... et passe de bonnes nuits.

    Donc, tu comprendras que quand David me dit, aller, un petit 3ème ce serait vraiment bien, ça ferait famille accomplie, là je dis au secours!

    Bref, l'aventure en Chine continue, une deuxième année est entamée. Avec tout ça, peu de temps pour penser que je ne m'habitue pas à quitter ceux que j'aime. Partir, se séparer, ce sont des sentiments lourds de sens qui s'expriment en silence, bon les larmes ne trompent pas... Je ne sais pas si je serais capable d'exprimer autant de choses à mes amis si notre vie n'avait pas changé.  Elles et ils sont uniques. (je vous aime!!)

     


  • Commentaires

    1
    Touille
    Mercredi 1er Octobre 2014 à 17:59

    Oufti ca faisait longtemps un petit tour sur le blog des Delvilles en Chine

     

    quelles aventures

     

    superbes le coup de la machine à café chez les casques à pointes

     

    vivement décembre

     

     

     

    bisous tout particulier à Rosalie

     

     

     

     

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